A la Haute Ecole de Bruxelles, Catégorie pédagogique Defré où j’enseigne, un projet de repenser la formation des éducateurs spécialisés en accompagnement psycho-éducatif est en cours. Un groupe de travail s’est créé dans le but d’y réfléchir et de la mettre en place.

Afin de permettre à tous les collègues d’apporter ses idées et de participer activement à ce projet, de nombreuses réunions ont été organisées l’année académique précédente (2009-2010).

Pour faciliter la communication entre tous et permettre aux  éducateurs de terrain et aux  étudiants d’apporter leurs idées et remarques, il nous a semblé nécessaire de créer un blog. En effet, ces deux derniers acteurs de la formation ne participant pas aux réunions, il était difficile d’avoir leur point de vue.

L’outil utilisé est un blog WordPress.com: www.nouvelleformation.wordpress.com. Pourquoi? L’année passée, un site sur google site avait été créé, mais plusieurs problèmes se sont posés assez rapidement.

D’abord, la nécessité d’une invitation et d’une inscription pour pouvoir publier sur le site. Ensuite, les difficultés de manipulation rencontrées par bon nombre d’enseignants non férus de “l’ordinateur”. Enfin, et surtout, la supposée non utilité d’une tel site. Il semble qu’il soit important pour les futurs collaborateurs de trouver des informations pratiques (agenda, pv de réunions…) pour susciter l’envie de visiter le blog. C’est dans un deuxième temps que le désir de publier des commentaires naît.

Il ne faut pas oublier que la plupart des utilisateurs d’Internet sont passifs et viennent surtout chercher des informations. Voir à ce propos, ces statistiques. En outre, peu de sites professionnels proposent du collaboratif (statistiques). Ce nouveau blog n’est certes pas collaboratif au sens strict, mais semblait répondre aux besoins de notre équipe de travail qui cherchait une interface simple sans trop d’implication dans un premier temps.

Des outils de création de réseaux sociaux comme Ning aurait pu aussi être utilisé, mais le besoin de se créer un profil notamment allait aussi susciter des résistances. Alors, bien entendu, c’est à nous, utilisateurs actifs d’Internet, de soulever ces résistances. Mais il faut aussi être stratégique et commencer par un blog WordPress.com est une espèce de “pied-dans-la-porte” en vue d’une utilisation active d’Internet.

A suivre dans de prochains articles.

B. Lotoko

Rewics 2010

Je suis invitée en tant qu’intervenante au Rewics 2010, Rencontres Wallones de l’Internet Citoyen (Belgique, Charleroi). “Depuis 10 ans, les Rencontres Wallonnes de l’Internet citoyen (Rewics) se veulent un moment unique d’information, de rencontre et d’échange autour des pratiques et enjeux de l’Internet et des TIC dans le non-marchand.”

De nombreux ateliers et conférences sont prévus lors de cette journée.

La conférence à laquelle je participerai s’intitule “Enseigner avec les outils Web 2.0 et les réseaux sociaux”.

A l’occasion d’un prochain billet, je communiquerai le contenu de ma présentation.

Groupe de parole pour parents d’ados

Comment Internet s’apprête à redéfinir le monde de demain.

Via Twitter, grâce à Julien Pouget, je découvre ce lien dont une des dernières phrases percute l’enseignante qui est en moi.

“Si l’on date (arbitrairement) l’internet démocratique et popularisé aux premiers pas de l’accès en RTC au web, disons 1996 (l’arrivée de Wanadoo), alors nous sommes aujourd’hui à ce moment critique où la nécessité d’un permis, ou en tout cas d’un enseignement largement répandu des usages et des codes, est devenu indispensable.”

Les humains associés

28 novembre 2009, journée mondiale sans achat! C’était samedi!

Prolongement de la réflexion sur le paradoxe du choix : avons-nous acheté quelque chose ce 28 novembre? Une journée mondiale de plus, une journée occidentale plutôt. Réfléchissons à notre consommation.

A partir de Global Voices et de L’exemple, c’est nous :

“Que dit la déclaration d’intention de la journée sans achat (en anglais)

Suspendre un instant la routine de la production-consommation. Trouver des alternatives à un style de vie centré sur la fréquentation des magasins. Attirer l’attention sur les effets sociaux, économiques, écologiques et psychologiques de la surconsommation. Promouvoir l’économie écologique (les entreprises locales et éco-responsables, les indicateurs de richesse autres que le PNB).”

Pourquoi si peu d’annonces autour de cette journée? 17ème année d’existence, 67 pays participants! Je ne découvre cette action que le 29 novembre. Zut, j’ai acheté quelque chose…

Mindmap Psychologie générale

Premier chapitre du cours de Pychologie générale bientôt terminé!

PsyGén. Délimitation

Le paradoxe du choix. Au pays de la surabondance.

Et si la culture de l’abondance nous éloignait du bonheur?”

Je viens de terminer ce livre passionnant sur la dictature du choix dans notre société de consommation. Barry Schwartz, psychologue social, met en évidence la difficulté voire  l’impossibilité d’accéder au bonheur dans une société qui propose “85 variétés de biscuits apéritifs, 285 sortes de cookies, 13 boissons  énergétiques, 65 boissons en cannette pour  les enfants, 85 autres marques et parfums, 75 types de thé glacé, 85 possibilités de chips, 61 variétés de crèmes solaires, 40 options de  dentifrices…” On est aux Etats-Unis, mais  proportionnellement au nombre d’habitants, vous imaginez facilement que le marché européen n’en est pas loin.

L’homme occidental n’a jamais été autant confronté à sa liberté de choisir et n’a jamais été autant malheureux des choix qu’il a effectués. Ceci est dû aux coûts d’opportunité  qu’entraîne toute décision : “les économistes rappellent qu’on ne peut estimer la qualité d’une option sans la comparer aux autres. L’un des “coûts” de toute option est le  renoncement aux options qu’aurait apportées une autre. C’est le coût d’opportunité.” Plus il y a de possibilités de choix, plus les coûts d’opportunité augmentent. Un coût  d’opportunité, c’est le coût de la décision que  l’on n’a pas prise, c’est ce qu’on aurait pu faire, avoir… si on avait pris l’autre décision.

Toutefois, tout le monde n’est pas toturé par la multitude des choix et il y a même des gens qui se contentent de ce qu’ils ont choisi. Ces personnes appelées “Sam Suffit” par l’auteur, prennent des décisions, savent qu’ils existent d’autres décisions possibles, mais ne regrettent pas la première. Ils sont contents de ce qu’ils ont, ils ne remettent pas en question leur choix et minimisent les coûts d’opportunité. Par exemple, quelqu’un choisit de s’abonner à tel opérateur plutôt qu’à un autre. Deux jours après avoir signé le contrat, il est confronté à une publicité, envahissante bien sûr, mais surtout nettement plus avantageuse que le contrat qu’il vient de signer. Face à cette sitaution, M. Sam Suffit ne regrette pas son choix, il sait qu’au moment où il a signé chez tel opérateur, soit cette offre n’existait pas, soit il ne l’avait pas vue, soit il l’avait ignorée rapidement. Quoi qu’il en soit, il n’est pas pris de regrets face à sa décision. M. Sam Suffit semble heureux au pays de la surabondance.

M. Plus, quant à lui, après avoir pris beaucoup plus de temps que M. Sam Suffit à choisir l’opérateur  parce qu’il voulait être sûr qu’il avait fait le bon choix (“un seul moyen de le savoir : vérifier toutes les autres options”) voit la publicité et s’effondre : il n’a pas pris la bonne décision. Il regrette celle-ci, pense aux coûts d’opportunité, se dit que cette décision prise deux jours plus tôt était une erreur, soit parce qu’il aurait dû attendre encore, soit parce qu’il aurait dû analyser la situation plus à fond… M. Plus est malheureux dans une société de surabondance parce que le nombre de choix possibles dans des domaines variés le condamne toujours à prendre la mauvaise décision.

Alors, évidemment, certains sont des M. Sam Suffit dans certains domaines et des M. Plus dans d’autres, ce qui permet un équilibre. L’équilibre en fonctionnement psychique est rarement la norme. On a tendance à se situer soit dans la catégorie des Sam Suffit, soit dans la catégorie des M. Plus. Ce n’est pas en permanence, ce n’est pas dans tous les domaines, mais c’est une tendance.

  • Comparez-vous beaucoup de produits avant d’en acheter un?
  • Mettez-vous beaucoup de temps à vous décider?
  • Comparez-vous souvent vos décisions à celles de votre entourage?
  • Avez-vous tendance à regretter “facilement” un achat?
  • Imaginez-vous facilement les autres options que vous auriez pu prendre?

Ceci n’est qu’un condensé des nombreux développements présents dans ce livre qui a le mérite de repenser le cadre de notre consommation excessive. Certaines idées, notamment le lien entre la dépression et la tendance à vivre en M. Plus, sont intéressantes mais mériteraient d’être étayées par des études plus poussées. Et, enfin, quand on parle de décision, comment ne pas évoquer la psychologie de l’engagement et les pièges de la décision, le piège abscon par exemple. Ceci sera l’objet d’un autre billet!

Barry Schwartz en parle sur cette vidéo : Le paradoxe du choix.

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Identité sociale (Turner et Tajfel, 1979, 1986).cmap

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PsyGén. Délimitation

1C : Cours de Psycho G 23/09

Ce qu'en pensent les étudiants...

L’enseignement va-t-il toucher le fond?

Ci-dessous un graphique très intéressant montrant combien l’enseignement subit l’austérité depuis… 20 ans déjà…

Réponse à tous ceux qui estiment que l’enseignement “doit faire des économies comme tout le monde…”

http://www.skolo.org/spip.php?article1088

Psycho sociale

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PsySoc Plan Ets

Psychologie de l’engagement

A lire si, vous aussi, voulez comprendre les techniques de manipulation… chez les honnêtes gens!

Psychologie sociale

Profitons de cet outil devenu planétaire pour partager nos multiples et riches références afin de participer à une “réflexion collective”, selon l’expression désormais consacrée et adoptée de Roland Pollefait, professeur de sociologie à la Haute Ecole de Bruxelles-Defré.
Wordle: Groupe 3

La pyramide des besoins revisitée par les étudiants de 1ère C (éducateur spécialisé). Ensemble, nous les avons interreliés en lieu et place de la hiérarchie traditionnelle. Cette configuration serait plus fidèle à l’origine de la pensée de Maslow.

Les besoins... ce qu'en pensent les étudiants

Facebook et la confidentialité

C’est toujours bon de le rappeler ou… d’en prendre connaissance.

Facebook met en garde ses utilisateurs… de manière confidentielle (il faut aller chercher l’info en tout petit).

“Veuillez noter que vous publiez sur ce Site Web des informations (comme défini dans les Conditions d’utilisation de Facebook) à vos risques et périls. Bien que nous vous permettions de définir des options de confidentialité visant à limiter l’accès à vos données, il n’existe aucun système de sécurité infaillible. Nous ne sommes pas en mesure de contrôler les actions d’autres utilisateurs avec lesquels vous avez décidé de partager vos pages et vos informations. Nous ne pouvons donc en aucun cas garantir que le contenu que vous publiez sur ce site ne sera pas vu par des personnes non autorisées. Nous ne sommes en aucun cas responsables du non-respect des paramètres de confidentialité ou des mesures de sécurité en vigueur sur ce site. Vous comprenez et reconnaissez que, même après suppression, des copies du contenu utilisateur peuvent rester visibles dans les pages d’archives et les pages en cache ou bien si d’autres utilisateurs ont enregistré ou copié votre contenu.”

A lire sur le sujet le mémoire de L. Caullée : “Sécurité et vie privée sur les réseaux sociaux”.

L’adolescent, un membre nouveau dans la famille

L’adolescent, un membre nouveau dans la famille.

Résumé

Lorsqu’un enfant devient adolescent, la famille est déstabilisée par la présence de ce membre nouveau qui, à la différence d’un nouveau membre (le bébé), est à la fois le même et différent. C’est cette dialectique qui va entrainer la famille dans le tourbillon du changement obligé alors qu’elle doit aussi assurer une continuité sécurisante pour ses membres anciens (les parents et la fratrie). C’est le recours à l’hétérostasie qui va permettre à la famille de passer le cap de l’adolescence qui n’est pas « crise » d’un seul membre mais d’une famille toute entière.

Présentation de l’ABA (Analyse fonctionnelle du comportement) dans une tradition purement comportementaliste. Dans certaines circonstances, avec certains enfants et adultes et en fonction des pathologies présentées, cette analyse présente de nombreux intérêts pour de futurs éducateurs. Il est cependant nécessaire de l’adapter aux fonctions du métier, cette analyse étant présentée dans un cadre de thérapie comportementale assurée par un psychologue.

Analyse fonctionnelle du comportement

Sondage sur l’utilisation de Twitter par les étudiants

Inspiration : F. Gely, enseignant en sciences physiques et utilisateur des TICE et co-fondateur du site “Le blog du prof geek”, outil indispensable à tout enseignant utilisant “l’outil informatique (et les TICE)… sans modération”

Chargement…

Intervention systémique

 

Toutes les cartes mentales

more about “Toutes les cartes mentales“, posted with vodpod

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L’exemple, ce sera eux. Les parents disent : fais ce que je dis, mais les enfants font ce que les parents font. Les enfants entendent leurs parents mais arrivent très rapidement à décoder l’absence de cohérence entre un discours et une pratique. Ils ont des yeux ouverts sur tout et avant tout sur nous. La psychologie sociale nous dit que nos attitudes (ce que nous pousse à agir) ne sont pas nos comportements, que les premières sont des prédispositions à agir qui sont censées traduire nos convictions profondes, tandis que les seconds sont les actes en eux-mêmes.

La psychologie sociale a aussi tenté de répondre à la question suivante : quelle est la relation entre ce que nous sommes (à l’intérieur) et ce que nous faisons (à l’extérieur) ?

« Je suis pour la non violence, un monde pacifiste où tous peuvent vivre ensemble en apaisant les conflits »  énonce un adulte devant un enfant.  L’enfant qui entend cela, aura tendance à penser que cet adulte est non violent, il va prédire, il va s’imaginer qu’il sera non violent. Et puis, voilà, l’enfant voit cet adulte frapper quelqu’un d’autre. Enervé dans un embouteillage, dans une file au supermarché, face à un article en solde, l’adulte frappe, donne un coup, insulte. Que va penser l’enfant?

« Si cet adulte frappe, c’est qu’il est violent ? Mais pourquoi dit-il être pour la non violence? Pourquoi ne fait-il pas ce qu’il dit ? » Plusieurs explications sont possibles :

-      parce que ce que dit l’adulte, ce ne sont que des paroles, ce ne sont que des attitudes exprimées, qui n’ont pas toujours de lien avec les convictions profondes, car elles sont soumises à des influences sociales (“je dis ce que tout le monde dit”),

-      parce que ce que dit l’adulte, c’est général, c’est “dans le vide”; face à quelqu’un qui l’engueule, dans cette situation précise, ce qu’il a dit ne compte plus,

-      parce que quand l’adulte frappe quelqu’un, il ne pense pas à ce qu’il a dit, il agit sans réfléchir ; s’il prenait quelques secondes pour réfléchir à ces convictions, il ne frapperait peut-être pas,

-      parce que si cet adulte frappe toujours les autres quand il est énervé, ce qu’il dit n’a pas d’importance, dire “être contre la violence” n’a aucune valeur s’il a toujours été violent.

Le lien entre ce qu’on fait et ce qu’on pense, va donc dans ce sens-ci : on ne fait pas toujours ce que l’on pense, mais on pense souvent ce que l’on fait. Plus on se comporte mal avec quelqu’un, plus on va dénigrer cette personne. Plus nous faisons de bonnes actions en faveur des autres, plus nous aurons une attitude favorable à leur égard.

“Comme le dit Robert Abelson, nous sommes apparemment très bien formés et très bons pour trouver des raisons à ce que nous faisons, mais pas très bons à faire ce pourquoi nous avons trouvé des raisons. »[1]

L’exemple, c’est nous. L’exemple, c’est ce qui est montré, vu et observé et non ce qui est dit et pensé.

Essayons de montrer l’exemple le plus souvent possible. C’est difficile. Aujourd’hui, la violence de la société est manifeste, les pressions économique et sociale poussent l’être humain à préférer son intérêt privé à l’intérêt collectif. Or, c’est via la collectivité que l’identité se construit, c’est via le regard de l’adulte posé sur lui que l’enfant s’identifie à cet adulte chargé de son éducation, c’est via les actes de cet adulte que l’enfant s’identifie à ce qu’est être un Homme Social.

[1] Myers, D.G. & Lamarche, L. (1992), Psychologie Sociale, Québec, MacGraw-Hill

Participer et éduquer au WEB 2.0, voilà le thème de ma journée d’hier, 25 novembre 2009. Ces moments enrichissants de découvertes m’ont donné l’envie d’écrire pour partager les outils, trouvailles et nombreuses idées de la journée. Ma modeste contribution sera réflexive.

On le sait, c’est la manipulation du Web 2.0 qui le rend si attractif, c’est quand on est face à cet univers de façon active qu’on en intègre les innombrables possibilités. Je me pose donc des questions concernant la forme des contenus transmis durant cette journée, sa mise en page, son habillage, qui comme chacun sait, attire vers le message en lui-même.

La journée était organisée dans le cadre de l’éducation aux médias. Les personnes présentes s’adressaient donc essentiellement à un public d’étudiants. Lors de la matinée, le message n’aurait-il pas été plus porteur de sens pour eux si les exposés avaient été moins conceptuels et/ou plus mobilisateurs? Auraient-ils pu, dès la matinée, prendre la température du Web 2.0, en étant dès le départ plongé dans le bain (échange des adresses mail avec les intervenants, parcours interactif, création d’un réseau entre tous les membres présents, PC – ou Mac, c’est encore mieux – à la main…) Bien sûr la théorisation est importante et moi-même j’ai été très enthousiaste par rapport aux contenus transmis, mais était-elle accessible aux étudiants? Non qu’ils soient moins “susceptibles” que les profs de les recevoir, mais ils étaient dans un cadre scolaire, avec présence si non obligatoire du moins souhaitée et donc peut-être non réceptifs. La motivation ne semblait pas toujours présente dans le public. Comment aller la chercher? De manière plus générale, en lieu et place de l’ex-cathedra classique, est-il possible de faire d’autres types d’exposés face à des grands groupes lors des conférences ? C’est une question récurrente que je me pose et que je renvoie aux spécialistes des auditoires et autres amphithéâtres.

Le contenu. Le terrain exploré fut vaste et aux contours non définis ce qui a permis à l’assemblée d’avoir un panel de ce qui se dit et fait autour et dans le Web 2.0.

Les conférenciers

- Michel Berhin, http://mediacteur.canalblog.com

- Alain Desmaret, http://www.lozl.be

- Dany Fosty, notre.bureau@skynet.be

- Pascal Minotte, http://www.iwsm.be/institut-wallon-sante-mentale.php?idt=1

- Florence  Meichel, http://blogveilleflorencemeichel.blogspot.comhttp://apprendre2point0.ning.com

C’est déjà pas mal!

Michel Berhin a présenté sa façon d’utiliser les outils collaboratifs et sociaux du Web 2.0 en nous montrant, de façon claire et précise, ce qui fera l’enseignement de demain. Le petit film en guise d’introduction de son exposé fut à ce sujet éloquent: allons-nous continuer à enseigner comme hier?

Alain Desmaret nous a donné envie de retomber en enfance pour participer à l’aventure TICE de son école, Ecole communale de Lozelle : des enfants de 2 ans et demi à 12 ans participent, collaborent et échangent en ligne (réseau interne avec un serveur à l’école) entre eux, c’est un premier pas, mais aussi avec les professeurs, c’est peut-être encore anecdotique, mais tellement séduisant.  Ces enfants-là ont déjà en eux “quelque chose” qui vont leur permettre non seulement d’utiliser les outils, mais aussi, et c’est là la finalité pédagogique de cette action, apprendre à devenir des hommes et des femmes d’échanges dans le respect de la parole de chacun.

Dany Fosty nous a fait rigoler, certes, mais nous a aussi montré la puissance d’un outil comme le Wiki au sein d’un groupe scolaire, en l’occurrence de futurs instituteurs et régents (enseignants au collège). Là aussi, l’outil n’est qu’un prétexte à la mise en place d’un scénario pédagogique. Scénario que les formateurs ont réfléchi et mis en place pour les futurs enseignants qui eux-mêmes vont le transmettre à leurs futurs élèves en cherchant activement l’implication des apprenants, implication augmentant, c’est connu, les chances de réussite scolaire.

Pascal Minotte n’est pas un féru du WEB 2.0. Il était en léger décalage par rapport aux exposés des autres dans le sens où il a évoqué l’envers, les à-côtés et les risques d’un usage problématique d’Internet. Une communication que j’ai trouvée particulièrement éclairante, en tant que psychologue et psychothérapeute, sur les termes utilisés, sur les enjeux du diagnostic de “cyber-dépendance, et sur les intérêts politiques et médiatiques à mettre en avant l’idée de jeunesse difficile, dépendante et violente.

Enfin, plus la peine de présenter Florence Meichel, référence en la matière avec la création de son réseau social Apprendre 2.0 et des réflexions menées sur la pertinence de cet outil et de son utilisation par les membres. Ce réseau en pleine expansion permet à toute personne intéressée de près ou de loin par l’apprendre à apprendre, de sélectionner, taguer, catégoriser, commenter et s’approprier les expériences pratiques et les savoirs théoriques liés à l’apprenance. Voici ce qu’en pense Florence sur son blog

Merci pour cette journée et ses apports, j’en ressorts avec de nouvelles idées, surtout pédagogiques.

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