Participer et éduquer au WEB 2.0, voilà le thème de ma journée d’hier, 25 novembre 2009. Ces moments enrichissants de découvertes m’ont donné l’envie d’écrire pour partager les outils, trouvailles et nombreuses idées de la journée. Ma modeste contribution sera réflexive.
On le sait, c’est la manipulation du Web 2.0 qui le rend si attractif, c’est quand on est face à cet univers de façon active qu’on en intègre les innombrables possibilités. Je me pose donc des questions concernant la forme des contenus transmis durant cette journée, sa mise en page, son habillage, qui comme chacun sait, attire vers le message en lui-même.
La journée était organisée dans le cadre de l’éducation aux médias. Les personnes présentes s’adressaient donc essentiellement à un public d’étudiants. Lors de la matinée, le message n’aurait-il pas été plus porteur de sens pour eux si les exposés avaient été moins conceptuels et/ou plus mobilisateurs? Auraient-ils pu, dès la matinée, prendre la température du Web 2.0, en étant dès le départ plongé dans le bain (échange des adresses mail avec les intervenants, parcours interactif, création d’un réseau entre tous les membres présents, PC – ou Mac, c’est encore mieux – à la main…) Bien sûr la théorisation est importante et moi-même j’ai été très enthousiaste par rapport aux contenus transmis, mais était-elle accessible aux étudiants? Non qu’ils soient moins “susceptibles” que les profs de les recevoir, mais ils étaient dans un cadre scolaire, avec présence si non obligatoire du moins souhaitée et donc peut-être non réceptifs. La motivation ne semblait pas toujours présente dans le public. Comment aller la chercher? De manière plus générale, en lieu et place de l’ex-cathedra classique, est-il possible de faire d’autres types d’exposés face à des grands groupes lors des conférences ? C’est une question récurrente que je me pose et que je renvoie aux spécialistes des auditoires et autres amphithéâtres.
Le contenu. Le terrain exploré fut vaste et aux contours non définis ce qui a permis à l’assemblée d’avoir un panel de ce qui se dit et fait autour et dans le Web 2.0.
Les conférenciers
- Michel Berhin, http://mediacteur.canalblog.com
- Alain Desmaret, http://www.lozl.be
- Dany Fosty, notre.bureau@skynet.be
- Pascal Minotte, http://www.iwsm.be/institut-wallon-sante-mentale.php?idt=1
- Florence Meichel, http://blogveilleflorencemeichel.blogspot.com, http://apprendre2point0.ning.com
C’est déjà pas mal!
Michel Berhin a présenté sa façon d’utiliser les outils collaboratifs et sociaux du Web 2.0 en nous montrant, de façon claire et précise, ce qui fera l’enseignement de demain. Le petit film en guise d’introduction de son exposé fut à ce sujet éloquent: allons-nous continuer à enseigner comme hier?
Alain Desmaret nous a donné envie de retomber en enfance pour participer à l’aventure TICE de son école, Ecole communale de Lozelle : des enfants de 2 ans et demi à 12 ans participent, collaborent et échangent en ligne (réseau interne avec un serveur à l’école) entre eux, c’est un premier pas, mais aussi avec les professeurs, c’est peut-être encore anecdotique, mais tellement séduisant. Ces enfants-là ont déjà en eux “quelque chose” qui vont leur permettre non seulement d’utiliser les outils, mais aussi, et c’est là la finalité pédagogique de cette action, apprendre à devenir des hommes et des femmes d’échanges dans le respect de la parole de chacun.
Dany Fosty nous a fait rigoler, certes, mais nous a aussi montré la puissance d’un outil comme le Wiki au sein d’un groupe scolaire, en l’occurrence de futurs instituteurs et régents (enseignants au collège). Là aussi, l’outil n’est qu’un prétexte à la mise en place d’un scénario pédagogique. Scénario que les formateurs ont réfléchi et mis en place pour les futurs enseignants qui eux-mêmes vont le transmettre à leurs futurs élèves en cherchant activement l’implication des apprenants, implication augmentant, c’est connu, les chances de réussite scolaire.
Pascal Minotte n’est pas un féru du WEB 2.0. Il était en léger décalage par rapport aux exposés des autres dans le sens où il a évoqué l’envers, les à-côtés et les risques d’un usage problématique d’Internet. Une communication que j’ai trouvée particulièrement éclairante, en tant que psychologue et psychothérapeute, sur les termes utilisés, sur les enjeux du diagnostic de “cyber-dépendance, et sur les intérêts politiques et médiatiques à mettre en avant l’idée de jeunesse difficile, dépendante et violente.
Enfin, plus la peine de présenter Florence Meichel, référence en la matière avec la création de son réseau social Apprendre 2.0 et des réflexions menées sur la pertinence de cet outil et de son utilisation par les membres. Ce réseau en pleine expansion permet à toute personne intéressée de près ou de loin par l’apprendre à apprendre, de sélectionner, taguer, catégoriser, commenter et s’approprier les expériences pratiques et les savoirs théoriques liés à l’apprenance. Voici ce qu’en pense Florence sur son blog
Merci pour cette journée et ses apports, j’en ressorts avec de nouvelles idées, surtout pédagogiques.

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